Exposition temporaire actuelle

Exposition temporaire sur le Mésolithique pour la saison 2026

 

Du 1er mars au 30 octobre 2026 :
« Mésolithique. Un monde en mutation »

Les derniers chasseurs-cueilleurs de la Préhistoire

On les appelle les Mésolithiques. Quand vivaient-ils ? Quel climat a influencé leur mode de vie ? Dans quel environnement évoluaient-ils ? Quels animaux chassaient-ils ? De quelles armes se servaient-ils ?

Le Musée archéologique expose ses propres collections du Mésolithique en Haute-Meuse et Province de Namur.
Une découverte pour vous faire pénétrer dans cette fascinante période de transition du Paléolithique vers le Néolithique !

Il y a environ 12.000 ans, succédant à la dernière période glaciaire du Paléolithique, le réchauffement climatique de l’Holocène (toujours notre climat) modifie peu à peu le paysage.

Une forêt pionnière à pins et bouleaux s’installe suivie plus tard d’immenses fourrés de noisetiers, et pour finir une chênaie mixte associant nos principales essences actuelles façonnent la forêt primaire mésolithique, aujourd’hui transformée. La nouvelle végétation constituée d’arbres et de forêts abrite sous son couvert la nouvelle faune venue du Sud de l’Europe, qui remplace les troupeaux des grands mammifères des espaces steppiques du Paléolithique supérieur au froid rigoureux.

Ces nouveaux paysages ainsi que les animaux qui les peuplent (chevreuils, cerfs, sangliers… ainsi que plusieurs espèces d’oiseaux aquatiques) entraînent une modification des techniques de chasse : l’arc devient l’arme de chasse de prédilection pour abattre ce gibier de l’Holocène.

Des hardes de cerfs élaphes, de chevreuils, de sangliers, d’aurochs
et de bisons forestiers s’établissent sous le couvert végétal.

Devenu semi-nomade car disposant de ressources naturelles plus abondantes, l’homme du Mésolithique n’en reste pas moins un chasseur-cueilleur qui puise dans son environnement pour subsister.
La modification de l’environnement lui fournit de nouvelles sources de subsistance : il s’adonne à la pêche, chasse les oiseaux aquatiques, récolte les œufs, les escargots et d’autres mollusques, fait la cueillette de baies comestibles et de fruits (notamment les noisettes), déterre des racines…

Les populations ont un rayon de déplacement limité (une cinquantaine de kilomètres environ), autour d’un camp de base. Les emplacements de sites à proximité de l’eau mais bien drainés sont privilégiés.

Des haltes de chasse temporaires, sous abri ou à l’entrée des grottes, sont connues en Haute-Meuse à côté d’un habitat semi-permanent en vallée.

En zone karstique, les grottes du bassin mosan ont aussi permis les seuls dépôts funéraires datés du Mésolithique ancien. Ils sont proches du MAHM : citons l’Abri des Autours et la Grotte Margaux (à voir au musée).

Musee

Deux œuvres d'art contemporain s'invitent également à l'exposition. Elles permettent d'apporter une interprétation artistique sur notre passé. Oeuvres de Fabien Laloux & Anneke Lauwaert.